« Sansonnets, Un Cygne à l’Envers » – Pierre Thiry

Une lecture légère et rafraîchissante !

Je vais vous parler aujourd’hui d’un très beau recueil de poèmes qui fut ma lecture de chevet ces derniers jours : « Sansonnets, Un Cygne à l’Envers » de Pierre Thiry.

Mais avant de discuter du contenu du livre, je tiens d’abord à expliquer dans quelles chanceuses et hasardeuses circonstances j’ai pu l’obtenir. Figurez-vous que l’auteur envoie son ouvrage par la poste aux chroniqueurs(ses) littéraires qui lui réservent une chronique après lecture. Et la réception du colis est toujours un plaisir, on peut d’ailleurs constater le soin particulier qu’a mis l’auteur dans la préparation de son envoi : Recueil dédicacé, articles de presse relatant les autres chroniques du livre, encart à propos du Salon du Livre…

J’ai trouvé l’idée brillante et je salue l’initiative de l’auteur d’être toujours au plus près de ses lecteurs.

 

Dédicace de l'auteur Pierre Thiry pour Enjeux de Mots
Dédicace de l’auteur Pierre Thiry pour Enjeux de Mots

Résumé :

« Ces cent sonnets ont été écrits un peu n’importe quand, lorsque j’avais du temps : à l’arrêt d’autobus, sur le quai de la gare SNCF, dans un train, sur une terrasse de café, dans une salle d’attente, sur un coin de table durant un repas ennuyeux, dans ma cuisine, dans mon bureau, dans un magasin de chaussures, en attendant mon tour à La Poste, en discutant avec ma coiffeuse, en attendant un dessert au restaurant, en marchant en forêt, en essayant une nouvelle chemise, en lisant un livre, en marchant sous la pluie, en savourant un concert, en rêvant au sourire chaleureux de la meilleure des amies, en écoutant converser les sansonnets au-dessus de l’étang des cygnes… Où mènent-ils ? Vers la recette de… De quoi ? Ouvre, explore et tu verras. »

 

4 ème de couverture de "Sansonnets, Un Cygne à l'Envers"
4 ème de couverture de « Sansonnets, Un Cygne à l’Envers »

Ma Chronique

Cette lecture est réellement légère et rafraîchissante.

Grâce à une écriture fluide, le livre se lit facilement et les sonnets s’enchaînent sans que l’on s’en rende compte et il se peut qu’au bout de deux heures, vous le finissiez avec le sourire aux lèvres.

De premier abord, il est indéniable que le poète maîtrise les mots et en joue comme bon lui semble, et souvent ça lui réussit. Dans une simplicité des fois enfantine, il jongle entre des sonnets subtils et d’autres beaucoup moins classiques où il bouleverse les règles de l’écriture.

Certaines rimes faciles reviennent de manière répétitive (Diamant, Tournoiements…), et cette impression de déjà vu contribue au sentiment de familiarité que l’on peut développer avec les sonnets au fur et au mesure de la lecture. Ce qui aide beaucoup l’immersion dans cet univers poétique. Elle peut néanmoins devenir lassante comme dans « Contempteurs » et « Lâché ».
L’auteur a beaucoup recours à la personnification, figure de style que j’affectionne tout particulièrement. Et donc lire des sonnets où les cygnes et les sonnets circulent l’air hagard est surprenant en même temps que drôlement plaisant.
Certains jeux de mots sont habilement réalisés comme dans le très atypique sonnet « Le Rat Tur et Arthur Lerat ».

Tandis que dans d’autres poèmes tel que « Jongler avec les mots », transparaît le désir simple du poète devant sa feuille blanche, d’esquisser des mots et de les assembler pour qu’ils fabriquent du sens. Cela parle à ceux qui se retrouvent souvent devant la virginité d’une feuille blanche et réfléchissent à la meilleure manière d’honorer cette blancheur.

Sont également glissées dans les poèmes des références à certains écrivains comme Guy de Maupassant et Gustave Flaubert  dans « Fleuve et Mots Passants » et « Ce que pense Gustave du Pont Gustave-Flaubert : il en perd le goût du thé. »

D’autre part,  il est vrai que quelques poèmes m’ont moins interpellée que d’autres et certains ont même été déroutants, je fais notamment référence aux sonnets du 62 au 66 dont la succession est un peu surprenante et dont la répétition des rimes principales devient lassante au fur et au mesure de la lecture.

Si vous êtes puriste comme ma personne, vous pouvez entamer la lecture des sonnets dans leur ordre respectif ou piocher au gré de vos envies et découvrir leur diversité grâce à une lecture aléatoire.
Mes coups de cœur ont été « Il faut toujours attendre le bus avec un livre« , « Les Liaisons Hasardeuses«  où encore « Complainte » qui est une très romantique ode à la femme.

Je vous dis très bonne lecture !

 

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